S’il y a un mot que nous retiendrons de cette présentation très exhaustive que nous a proposé l’Observatoire des Cuisines Populaires (OCPop) sur les résultats de l’enquête menée par l’IFOP sur la Transmission Culinaire c’est le bien le PLAISIR !

Sous l’égide de Lesieur et de son PDG Romain Nouffert, l’OCPOP avait convié des intervenants prestigieux – Michel Bras, Françoise Bernard, Elisabeth Scotto, Christophe Duhamel de Marmiton, Guillaume Baspt de ANDES- sous la houlette de Eric Roux pour témoigner sur leur vision de la Transmission Culinaire tout en commentant les chiffres de l’enquête.

 

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Sans surprise, la mère est encore à 55% le vecteur principal de transmission mais sa position dominante semble « attaquée » par le père et les amis. L’intervention du père se fait pour les occasions particulières, plus valorisantes ;) Quant à l’aspect apprentissage, le père intervient du plus en plus sur le qualitatif des produits alors que la mère reste dans le domaine de la technique.

Par la suite, pour compléter cette « formation », l’enrichir ou répondre à une problématique ponctuelle, vient « l’autoformation » via internet et les supports papiers qui, quoiqu’on en dise, ont toujours la côte.

La volonté de transmettre est aussi dominante ( à 60%) et parmi les faits marquants soulignés par cette étude, la mixité des populations se traduit aussi dans l’évolution de la transmission et par le métissage culinaire (régional ou culturel). A ce niveau cette dernière s’effectue plus via les conjoints – plus par l’homme d’ailleurs -, et par les amis voir la belle famille.

Je n’ai pas abordé tous les résultats de cette étude qui est un peu plus détaillé ici, car au-delà des chiffres et des enseignements enrichissants de cette étude, l’aspect « émotion » - primordial en cuisine - était aussi au rendez-vous.

Avec les interventions et les évidences bonnes à se remémorer de Michel bras :  « Partager c’est transmettre », «  Le végétal, il faut que cela soit gourmand sinon on ne le mange pas ».

Puis Françoise Bernard, figure historique de l’écriture culinaire pour qui ni l’âge ni les millions de livres vendus ne constituent un frein à cette envie de toujours transmettre. Pour elle, il faut mettre l’accent sur les « odeurs » ou encore pour Elisabeth Scotto « respecter l’univers gustatif » des gens.

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 Ce qui est transmis ce sont autant des valeurs  et des représentations que des savoir-faire techniques estime Thibaut de Saint Pol, sociologue à l'Observatoire  Sociologique du Changement.

Les nouvelles technologies continueront à modifier durablement nos pratiques de cuisine et de transmission.

Je remercie le Lesieur et l'OCPop de m'avoir convié à cette matinée riche  en enseignement!