Le Végétal, ce n’est pas nouveau, c’est Tendance, le genre de tendance lourde qui s’installe dans la durée pour de multiples raisons.

Normal alors, que l’OCPOP*, après avoir traité le thème de la transmission il y a 2 ans, s’intéresse au Végétal.

C’est donc pour  le « fruit » de cette nouvelle enquête menée par l’Ifop/Lesieur que nous avions été conviés jeudi dernier ( le 15/06 )

Des experts aussi talentueux que Eric Birlouez, Joël Thiebault, Michel Troigros, Pascale Weeks, Didier Thevenet, Anne Giraud, Sophie Niklaus et Dorothée Germain  sont venus témoigner, sous la houlette du passionné et passionnant journaliste, Eric Roux.

Alors quels sont les premiers enseignements de cette étude….et bien nous serions donc dans une nouvelle phase de transition alimentaire ou le Carné des années 50 céderait la place au Végétal car ce n’est pas nouveau, la nature est rassurante et dans ces périodes d’incertitudes alimentaires, la nature et donc le végétal  est rassurant pour notre santé.

82% des français ayant augmenté leur consommation de produits végétaux cite une raison liée à la santé

« Le Végétal évoque pour moi nutrition et équilibre… » Colin G.22ans

« Le végétal c’est l’essentiel, c’est la vie, la base de notre alimentation depuis l’origine et qui a nourri les hommes et qui nous a permis, un jour , l’élevage ( …..). C’est la plus grosse palette de goûts que nous connaissons et qui peut respecter au mieux la planète » Patrick G. 45 ans

D’ailleurs l’étude le prouve, son image est plus que positive et ne « provoque » spontanément que des termes approbateurs,  bienveillants et plaisant.

Les produits végétaux transformés, la cuisine apportent  pour 72 % des sondés du goût et du plaisir, variés.

Le Végétal offre donc cette diversité de consommation car au delà des premiers mots qui viennent lorsque l’on évoque ce terme ce sont aussi les fleurs,  les céréales et les produits qui en découlent  comme la farine, le pain, les pâtes, l’huile, le riz….qui sont concernés.

D’autres  constats sont à souligner : la consommation aujourd’hui de ces produits végétaux est démocratisée et  n’a pas de profil consommateurs spécifiques. Encore des caricatures et des fausses idées qui tombent !

Bon, autre grand moment cet échange entre le Producteur et le Transformateur Magicien, de la fourche à l’assiette, j’ai nommé Joël Thiebault et Michel Troisgros (M.T.). Intarissables et complices, c’est une joute verbale et amicale à laquelle nous avons assisté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Tous deux se définissent comme « prescripteurs » ; c’est-à-dire, qu’à leurs yeux,  c’est leur demande qui devient la demande du consommateur. Le goût du consommateur évolue à travers les âges  et c’est ce travail d’écoute et d’adaptation qui fait évoluer les espèces végétales. 

La plus ancienne d’entre elle, la betterave crapaudine avec ses caractéristiques actuelles, existe depuis une 50taine d’années.

 

 

 

 

 

 

 

 

Afin de mettre en pratique leurs convictions  ancrées dans leur famille depuis des générations  et avec cette connivence développée depuis tant d’années avec les maraîchers de Roanne, la nouvelle installe aux portes de Ouches,  le potager pour permettre justement tous ces essais, ces évolutions…

Et parmi les mots et les phases qui m’ont marquée, je citerais  la définition d’une recette pour M.T. : il s’agit  de « donner un visage aux ingrédients » quant au « Photopériodisme », il s’agit de la quantité de lumière qui est nécessaire à une plante pour pousser. – voilà je pose ça là et je mourrais plus intelligente ;) –

Enfin, puisque nous parlions de Tendance, tous 2 prédisent de beaux jours  à ….

La Patate douce ; après avoir exploité une espèce d’origine Québécoise, le terroir français développe 5 à 6 variétés différentes pour ne répondre pour l’instant qu’à 50% de nos besoins…. Quant à M.T. il prédit de beaux jours très bientôt à tous lles Fruits exotiques, tous ces fruits d’Amérique du Sud.

Enfin, un volet éducatif du Végétal a été abordé qui soulignait notamment « ce qui pose problème à la consommation » : 4 raisons ont été évoquées.

Le sensoriel, la densité, le marketing et l’éducation et on voit bien là le rôle primordial des parents qui les premier vont « mettre », normalement, le « pied à l’étrier » de nos « chères têtes blondes »    ( ou brunes d’ailleurs ) ,   sans être coercitif…. d’où la difficulté….  

Bon, pas  l’aspect marketing nous sommes bien d’accord, là, ce sont les industriels qui ne savent pas valoriser, « markéter » positivement le végétal transformé. Quant à la densité, certain végétaux sont riches en eau et par la force des choses, pas assez calorique. Or, comme on le sait  c’est cet aspect qui renforce le plaisir du goût.

On le voit, le chemin vers l’acceptation totale et sans réserve sera long mais, je pense sincèrement que le besoin de se nourrir avec que ce qui est bon pour soi, sa famille et la planète nous fera dépasser très vite ces freins.

 

*OCPop: Observatoire des Cuisines Populaires créé en 2011

Dernier clin d'oeil à la très belle organisation de l'Agence Vivactis

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